Ayant grandi dans une zone pavillonnaire du Nord de la France, je me suis intéressé à la nature de ces espaces.

Ces quartiers semblent bien éloignés de la réalité  des grandes villes de par leurs caractères aseptisés. Pas de monuments historiques, ni de prouesses architecturales et une zone économique peu attractive, alors la forme répétitive et monotone de ces espaces nous conduit-elle forcément à l’ennui? Comment alors réussir à dialoguer avec un espace aussi peu propice à l’émerveillement?

Aux confins des villes et en bordure des champs, les parcelles de maisons individuelles sont légions. Je marche dans des espaces sans repères. L’impression globale d’absence est prégnante. Des culs-de-sac me renvoient sur le chemin de longues rues ponctuées de maisons similaires. Certaines rues portent le nom de célèbres peintres de la Renaissance : Allée Raphaël, Rue Michel-Ange... Est-ce là une tentative de réenchanter ces quartiers? Puis, un chat noir se fige et me scrute. Quel type d’animal viendrait s’aventurer dans un endroit aussi commun? À part des briques rouges, des pelouses ou des boîtes aux lettres, qu’y a-t-il à voir? Le soin bienveillant du propriétaire sur son habitat ne passe pas inaperçu, mais ce décorum ne vise-t-il pas à combler un espace en quête de sens?

JOURNEY TO THE END OF THE BOREDOM

Having grown up in a suburban area in the North of France, i became interested in the nature of these spaces.

These districts seem to be so different from the reality of big cities because of their impersonals characteristics. No historic buildings, no outstanding architecture, an unattractive economic zone,  so does the repetitive and monotonous form of these spaces necessarily lead us to boredom? How can we interact with a space so unpropitious for wonder? At the outskirts of towns and on the edges of  fields, individual house plots are numerous. I walked in formatted spaces. The overall impression of absence is striking. Dead end streets  send me back on the path of long streets punctuated by similar houses. Some streets bear the names of famous Renaissance painters : Raphaël Way, Michael-Angelo Street. Is this an attempt to re-enchant these areas? Then a black cat freezes and scrutinizes me. What kind of animal would venture into such a common place? 

Apart red bricks, lawns and mailboxes, what is there to see? The benevolent care of the owner for its habitat does not go unnoticed, but isn’t this decorum aimed at filling a space in search of meaning?

https://loeildelaphotographie.com/fr/marc-vidal-voyage-au-bout-de-lennui/

http://www.ouvertures.be/IMG/pdf/journal_numero_6.pdf

https://www.wired.com/story/photo-gallery-french-suburbs/

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